Quand l'actualité te colle au cerveau et que tu n'arrives plus à bosser
Il y a des périodes où le monde fait trop de bruit.
Ce n'est pas un défaut de caractère
Pourquoi on reste scotchée aux infos
Je ne suis pas chercheuse (enfin, pas en neurosciences), mais voilà ce que j’ai lu, et qui m’a parlé.
Le cerveau déteste l’incertitude. Des travaux sur ce qu’on appelle l’intolérance à l’incertitude montrent qu’on peut percevoir l’incertain comme une menace, indépendamment de la probabilité réelle que le danger arrive. Quand on a peu d’informations sur quelque chose qui nous touche, le cerveau fait ce qu’il sait faire : il cherche de l’information, n’importe laquelle, pour reprendre la main.
Sauf que les infos en continu ne donnent pas vraiment de réponse. Elles donnent du bruit, des images, et d’autres raisons de s’inquiéter. On cherche à se rassurer et on ressort plus tendue qu’avant. Des études en psychologie associent d’ailleurs la consommation compulsive de mauvaises nouvelles à plus d’anxiété. Attention, c’est une corrélation : on ne sait pas si regarder angoisse, ou si l’angoisse pousse à regarder. Probablement un peu des deux, et ça tourne en boucle.
Des chercheurs spécialistes de l’impuissance apprise ont une théorie. D’après eux, face à un stress qu’on ne contrôle pas, la passivité serait la réaction par défaut du cerveau. Ce qui l’en sortirait, c’est de repérer un endroit où on a prise sur quelque chose. Mais l’idée me plaît : l’inertie du canapé n’est pas un défaut de caractère, c’est un réflexe. Et on peut le contrarier.
Ce que j'ai essayé, et ce que ça a donné
Ce que je te propose d'essayer
Je n’ai pas tout testé, donc je te donne des pistes. Prends ce qui te ressemble.
- Des blocs sans infos, et un rendez-vous infos après. Plutôt que « je ne regarde plus rien », tu te dis « je regarde à 11h30, pendant 15 minutes ». Rouvrir les actus n’est plus un échec, c’est un rendez-vous. Et ça permet de changer ton rapport à ça, et la culpabilité qui vient après. Par contre, tu te loupes pas, tu arrêtes vraiment après.
- Une tâche minuscule avant de rouvrir quoi que ce soit. 15 minutes, une seule chose, pas un dossier entier. Des travaux sur le « principe de progrès » montrent que même un petit progrès pèse lourd sur la motivation et l’humeur de la journée. Quand on est en panne, un petit progrès, c’est de l’or. C’est la mise en marche nécessaire.
- Deux colonnes sur une feuille. À gauche, « ce que je ne peux pas contrôler » : ce que dit la télé, ce que décident les autres. À droite, « ce que je peux faire aujourd’hui/ce qui est sous mon contrôle » : envoyer ce devis, répondre à cette cliente, choisir de couper les infos… Ca permet de te rappeler que tu ne contrôles pas rien. Tu as ton petit monde autour de toi, tu as du contrôle, rencentre toi dessus.
- Un contact humain dans la journée. Un appel, un message, un cowork. Se sentir seule devant son écran avec le « à quoi bon » en tête, c’est un très bon terrain pour que ça s’installe. Dire à voix haute « moi aussi je n’y arrive pas » soulage plus qu’on ne croit.
Ce que je ne sais pas
Pour les membres du Slow Productivity Club, je vous ai mis un freebie sur les actions possibles quand vous vous sentez débordées par l’actu, c’est dans votre espace membre. Tu peux rejoindre le Slow Productivity Club si tu veux accéder aux ressources, aux live, au cowork et beaucoup plus.
